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Piste recyclable

La semaine dernière, les pastèques ont encore frappé. Mais si vous savez ! Ces êtres vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur, capable en un claquement de doigt de rameuter des chars soviétiques sur les places des grandes villes françaises.


Ces chères pastèques donc, comme aiment les appeler affectueusement les milieux de droite et d’extrême-droite, se sont encore signalé dans les médias et sur les réseaux sociaux par l’intermédiaire des édiles de deux grandes métropoles passées sous pavillon écolo-bolchévique : Lyon et Bordeaux.


Entre Rhône et Saône, c’est Grégory Doucet qui a tiré la première salve en critiquant (ou)vertement le Tour de France, le jugeant “machiste et pas éco-responsable”.


Du côté de la belle endormie, c’est le nouveau maire EELV Pierre Hermic qui s‘est attiré la foudre de l’opinion publique en annonçant renoncer à installer de grand sapin dans le centre-ville pour les fêtes de fin d’année, qualifiant ce symbole ultime de Noël “d’arbre mort”.


Mais focalisons-nous sur Lyon.



Tradition populaire ou transition écologique


Dans la capitale des Gaules, ville d’arrivée et de départ du Tour de France cette année, les déclarations du maire ont fait beaucoup réagir. En critiquant cet événement sportif, sûrement la plus belle vitrine des territoires et du patrimoine français à l’international, on est en droit de se questionner sur les frontières visiblement opaques qui séparent la tradition et ce qu’elle a de mauvais et le progressisme écologique, seul moyen d’assurer un futur digne aux générations futures. Le trait est volontairement grossi pour marquer la rupture entre deux logiciels de pensée normalement incompatibles, mais le sont-ils vraiment ? L’écologie par et pour tous, tout comme l’égalité homme-femme, ne passerait-il pas plutôt par la modération et une main tendue de chaque camp vers l’autre.


Certes la Grande Boucle, c’est une énorme machine à polluer. Le cortège des caravanes publicitaires, la logistique des équipes participantes et les goodies et déchets jetés le long des routes hexagonales n’est évidemment pas neutre en termes de bilan carbone.


Les hôtesses présentes sur les podiums et lors de la remise des maillots mythiques ne participent pas, de leur côté, à faire évoluer l’image de la femme dans la société. Mais l’organisation du Tour tend à évoluer comme le démontrent les efforts faits ces dernières années : utilisation de véhicules électriques sur les étapes, interdictions pour les coureurs de jeter leurs bidons, parité homme-femme lors de la remise des maillots, ...


Le Tour de France attire chaque année des millions de spectateurs et de téléspectateurs, c’est l'événement populaire par excellence du sport français. Des millions de gens donc s’enthousiasment chaque année, pendant 3 semaines au moins, sur la pratique du vélo ; ce même vélo qui est l’un des symboles des nouvelles mobilités urbaines et des transports écologiques que la nouvelle municipalité de Lyon porte et défend pour l’avenir de sa ville.


Il y a sûrement un terrain d’entente à trouver non ?



Transition populaire puis tradition écologique


Le discours de Christian Prudhomme, directeur du Tour, à Grenoble lors du départ de la 17e étape va en ce sens et ses mots résonnent d’autant plus qu’il fait amende honorable tout en invitant à l’union plus qu’à la division. La forme était certes virulente, mais le fond lui, dans le vrai.


Du côté de l’édile lyonnais et outre cette sortie médiatique, on note pour l’instant une réelle envie de faire bouger les lignes et de tenir ses engagements ambitieux en matière de transitions écologique et de justice sociale.


Profiter de la grande fête populaire qu’est le Tour pour marquer l’importance du vélo dans le futur de la métropole aurait été peut-être plus judicieux qu’une attaque frontale par voie de presse.


Quoi qu’il en soit, le Tour de France s’est terminé hier, mettant fin aux polémiques jusqu’à au moins l’année prochaine. Espérons que d’ici là les élues écologistes et les défenseurs de la Grande Boucle auront mis chacun un peu d’eau dans leur vin, ou à défaut qu’ils verront leur bidon de vélo à moitié plein.

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