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Dictionnaire Chlorophyllé

Episode 4 : Résilience

Au cœur du débat de la surconsommation des ressources naturelles et fossiles, on entend souvent ce terme de résilience (à ne pas confondre avec « résignation ») mais finalement, qu’est ce que c’est ?


La résilience écologique, c’est la capacité d'un système vivant (écosystème, biome, population, biosphère)à retrouver les structures et les fonctions de son état de référence après une perturbation.


Une faible résilience peut conduire un système écologique, à changer profondément de structure et de fonctionnement après une perturbation. Cette faible résilience peut être une caractéristique intrinsèque du système écologique ou être favorisée par sa dégradation liée à des activités humaines.


De manière générale, la diversité, la complémentarité des organismes présents dans un milieu et la redondance des fonctions que certaines espèces assurent au sein de l’écosystème sont les gages d'une meilleure capacité de résilience.
Vous l’aurez compris, la résilience n’est pas nécessairement négative, mais lorsque l’on parle de nos écosystèmes, difficiles de rester positif. Et cela vient avant tout de ce qu’on appelle « l’effet de seuil ».


Il s’agit du nombre ou du volume d’agressions extérieures que le système vivant est capable d’encaisser. Plus le seuil est bas et plus le système est vulnérable. Un peu comme ton nombre de plaques dans Warzone Titouan.


Mais concrètement, ça donne quoi pour de vrai ?


Prenons l’exemple de Tchernobyl parce que ça fait encore un peu peur et que c’est vachement connu.


Dans la zone interdite à la suite de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, des loups et des ours sont spontanément revenus. De nombreuses autres espèces, d'oiseaux notamment, re-colonisent la zone depuis que l'agriculture et la chasse y ont disparu. Cette zone peut donc être considérée comme une démonstration de la capacité de résilience de la nature qui, à la suite d'une perturbation importante, est capable de réparer elle-même assez rapidement ses fonctionnalités écologiques.


Cependant, il s’agit d’un trompe-l’œil, puisque les zones fortement radioactives déciment encore les populations fauniques.


Moralité, il faut éviter de faire exploser les centrales nucléaires de l’Ex-URSS et d’arracher tous les arbres en même temps sinon ils n’ont pas le temps de repousser.


Compris Robert ?

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