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Top 10 des animaux qu’on va faire disparaître en 2020 parce qu'on est bête.

L’année 2020 est une véritable fer de lance du « oh nan pas encore » tant elle a démocratisé la palabre. Oui, mais voilà, s’il est vrai que la planète sait comment nous faire disparaître, on n’a pas oublié comment perturber des écosystèmes entiers à coup de tractopelles et de nouveaux albums des Jonas Brothers.


La notoriété grandissante du pangolin symbole de cette success-story hollywoodienne qu’ont les animaux exotiques dans la transmission de virus bien vénère à 200 sur l’échelle de la peste bubonique, ne doit pas nous faire oublier les futurs petits anges partis trop tôt qu’on dézingue à grands coups de carabine pour en faire des tapis glauques ou des trophées de cheminées.


Vous êtes prêt ? Coup de projecteur sur les 10 animaux plus en danger qu’un diabétique le jour de l'aïd.


10. Le papillon Monarque.


Trop mignon et sûrement le papillon le plus emblématique étant donné qu’on ne connaît que lui, le monarque a vu sa population diminuer de 90 % son habitat étant perpétuellement rasé au profit de cultures agricoles qui lui font une belle jambe. Pour la petite histoire, c’est l’un des premiers êtres vivants en passe d’être totalement éradiqué par les pesticides : quand Monsanto part à la chasse au papillon, c’est pas au filet.


9. L’aigle royal.


Digne représentant de tous les empires et des tous les conquérants cherchant à compenser leur petite taille ou le fait qu’ils ne soient pas blonds aux yeux bleus, l’aigle royal comme son petit compagnon orange et noir est victime de la destruction de son environnement. Déjà pratiquement disparue en Europe, la petite mascotte de Jules César est bien partie pour le rejoindre dans un monde moins pire.


8. L’ours polaire Blanc


Quoi de neuf sous le soleil ? bin plus de banquise en tout cas lol. Le plus grand prédateur terrestre actuel qui pourtant nage très bien n’est pas hyper raccord avec le fait que son habitat soit amputé de 13,4 % de sa surface totale tous les 10 ans. Les grands carnivores - ceux qui se trouvent au sommet de la chaîne alimentaire - sont particulièrement sensibles à l’état de santé de leurs écosystèmes. Les atteintes aux populations d’ours blancs sont les premiers signe visibles d’une menace à plus grande échelle qui affectent l’écosystème marin arctique.


7. Le marsouin du golfe de Californie.


À ne pas confondre avec Tiger Woods, le Martien du golf californien.


Découvert en 1958, en danger à partir de 1990 et en voie d’extinction depuis 2016, c’est ce qu’on appelle une rare précocité dans le monde de la bêtise humaine. Sa chair n’est pas bonne, ses os ne sont pas aphrodisiaques et il n’est pas nuisible alors comment peut-il être persécuté ?


En fait la pêche à la traîne dans le secteur pour attraper les autres poissons est tellement bien calibrée qu’elle attrape toute sorte de choses telles que des dauphins, le Kraken, le black Pearl et vous l’aurait compris : le marsouin.


6. Le tigre du Bengale


Il est trop méchant dans le livre de la jungle, mais trop mignon en peluche et super bon acteur dans deux frères. Mesdames et messieurs : Panthera tigris.


Alors que 4 espèces de tigres ont déjà succombé à la chasse, cela n’a fait qu’augmenter les enchères sur les derniers 3 000 spécimens en liberté. Une peau de tigre, c’est environ 50 000 dollars, notons que chez Ikea, on s’en tire avec des tapis/rangements/sac de couchage/couverture de survie au nom imprononçable pour moins de 20 balles.


5. La tortue Luth


C’est la plus grande et la plus forte des tortues au monde, mais elle reste assez méconnue parce qu'on ne la voit pas dans Némo. Sur les 150 000 individus recensés en 1990, il en reste à peine 20 000 aujourd’hui, en cause le plastique dans les océans qu’elle confond avec sa nourriture et l’intoxique. La construction de grands complexes hôteliers de luxe ont largement diminués les précieux kilomètres de littoral praticables pour la nidification.


4. Le Saola


Jamais entendu parlé ? Parti comme c’est parti, vous n’en auriez bientôt plus besoin. Celui que l’on nomme affectueusement le Bambi vietnamien parce que c’est le surnom qu’on donne à tout ce qui ressemble de près ou de loin à une biche est connu comme étant la licorne asiatique tant elle est rare. En revanche, la "licorne" a très bon goût pour les braconniers du PMU local et on estime qu’il reste à peine 500 individus dans la nature.


3. L’éléphant de Sumatra


Pour les braconniers, il s’agit de la version primark de son cousin d’Afrique, mais malgré ses petites défenses, il est quand même tué, preuve s’il en fallait une que la cupidité de l’homme n’a pour limite que la capacité de paiement de son acheteur. Il en reste aujourd’hui moins de 2000 et rien ne porte à croire que la tendance va s’inverser, un peu comme la carrière de Titoff.


2. Le cacatoès à huppe jaune


Votre neveu dira « oh, c’est un perroquet » devant cet article et vous lui répondrez « mdr C’ÉTAIT un perroquet Titouan, allez retourne jouer à Fortnite ».


Copieusement chassé car considéré comme un nuisible par les populations du Timor oriental et d’Indonésie, il reste moins de 1000 individus en milieu sauvage avec une disparition totale prévue pour cette année.


1. Le panda


Alors lui, vous le connaissez normalement, notamment grâce à ses apparitions dans les 4 Kung Fu Panda, c’est aussi l’égérie de la World Wide Foundation , il est blanc et noir, super mignon, voilà voilà.


Plus sérieusement, nous l’avons gardé pour la première place de ce top, car contrairement à ses petits camarades, il remonte la pente. En 2016 il est même passé d’espèce en voie d’extinction à « vulnérable ». C’est peut-être un détail pour vous, mais pour tous les experts du domaine ça veut dire beaucoup. La très grande prise de conscience de l’ensemble du public, les efforts faits par les différents pays et le fait qu’il soit vraiment trop mignon ont permis de fédérer tous les acteurs du monde animal et ainsi renverser la vapeur.


Finalement, aucune extinction n’est inévitable et nous avons les cartes en main pour permettre à la biodiversité de se remettre en selle, et pas seulement concernant les espèces trendy ou photogéniques.


Pour les pandas, pour les pangolins et pour les boys bands des années 90, un autre avenir est possible pour qu’aucun d’entre eux ne soit contraint de partir un jour sans retour.


Oui, la musique reste dans la tête, et au bout de quelques semaines, on en meurt.

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